L’apparition fortuite en juin 2025 de plusieurs daguerréotypes remet en perspective (jusqu’à nouvel ordre) l’histoire de la photographie dans le département et à Cahors.
Jusqu’alors la plus ancienne photographie lotoise était celle du Pont Vieux de Le Gray et Mestral, il s’agit d’un négatif sur papier ciré capturé à l’occasion de la mission héliographique en 1851.

Mais d’autres photographes sont passés avant eux et ont produit pour leur part des daguerréotypes. A ce jour 4 portraits appartenant à la même famille dont les auteurs sont 2 photographes différents. Ces photographes étaient itinérants il reste encore à vérifier les conditions dans lesquelles ils les ont réalisés en 1849 pour le premier photographe et 1850 pour le deuxième.
Le daguerréotype de 1850, a été mis en couleur et porte une signature pour le moment indéchiffrée.

Ceux de 1849, sont en noir et blanc et pour 2 d’entre eux portent des traces de couleur, la signature et la date sont indiquées au dos. Le photographe est Franck de Voyennes, c’est sous ce nom qu’il a été photographe itinérant à un moment de sa vie assez agité. On le retrouvera installé à Paris sous le nom de Franck à partir des années 1860 après un passage à Montauban, Albi, Toulouse, Perpignan et Barcelone. A Paris il fera une brillante carrière et participera activement à la vie de le Société française de photographie. Il reprendra alors en partie son vrai nom : Franck Gobinet de Villecholle. C’est aussi lui qui formera Alphonse Terpereau son beau-fils, qui sera photographe à Bordeaux et inventeur du fameux laboratoire portatif pour le collodion qui porte son nom.

Quant au sujet de ces daguerréotypes, il s’agit de Didier Vernet pharmacien cadurcien né en 1789 ou 1790, installé sur le boulevard nord. Il figure seul sur 3 des 4 portraits le quatrième daguerréotype représente ses petits enfants Léonie et Henry âgés de 7 et 4 ans. Ces daguerréotypes sont datés du 6 avril 1849.
Si Franck s’est bien arrêté à Cahors en 1849 (la preuve manque encore, Didier Vernet a pu se rendre à Montauban pour se faire tirer le portrait), il est difficile de croire que Franck de Voyenne n’ait eu qu’un seul client lors de son passage à Cahors, la possibilité que d’autres images de ce photographe ré-apparaissent existe comme celle que d’autres daguerréotypistes soient passés avant lui…
Les recherches se poursuivent…
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